Retrouvez les synthèses des actualités fiscales relatives aux plus-values immobilières des non-résidents.
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a relevé le taux de la CSG applicable aux plus-values immobilières des non-résidents.
Dans sa dernière mise à jour, le BOSS (Bulletin Officiel de la Sécurité Sociale) vient de préciser que les plus-values immobilières des non-résidents ne devaient pas subir cette hausse.
Elles demeurent donc soumises à la CSG au taux de 9,2 %.
Hausse de la CSG pour les non-résidents (*)
La hausse de la CSG (de 9,2 % à 10,6 %), votée par la LFSS 2026, est bien applicable aux plus-values des non-résidents (*).
Entrée en vigueur : 1er janvier 2026
Conséquences pour les non-résidents (*)
Cette mesure ne s’applique pas aux résidents fiscaux.
Il en résulte donc un taux de prélèvements sociaux sur les plus-values de :
(*) A l’exception des personnes qui justifient au moment de la vente d’une affiliation à une caisse d’assurance maladie dans un pays de l’EEE, de la Suisse ou du Royaume-Uni (certificat A1, S1 ou certificat équivalent émis par l’assurance maladie au moment de la vente), qui ne sont pas à la charge d’un régime obligatoire de sécurité sociale français et qui de ce fait sont exonérées de CSG/CRDS.
LE FONDEMENT LEGAL
Pour mémoire, depuis le 17 août 2012, les plus-values immobilières réalisées par des non-résidents et imposées au prélèvement prévu à l’article 244 bis A du CGI sont soumises aux prélèvements sociaux dus au titre des produits de placement, en application de l’article L. 136-7, I bis du Code de la sécurité sociale, issu de la loi n° 2012-958 du 16 août 2012.
L’article 12 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) prévoit la hausse de la CSG au taux de 10,6% mais que, par dérogation, demeurent assujetties à la contribution sociale au taux de 9,2 % les plus-values mentionnées au 2° du I de l’article L. 136-7 du même code, à savoir celles visées aux articles 150 U à 150 UC du Code général des impôts, correspondant aux plus-values immobilières des résidents.
En revanche, ce texte ne prévoit pas le maintien de ce taux dérogatoire pour les plus-values mentionnées au I bis de l’article L. 136-7 du Code de la sécurité sociale, c’est-à-dire celles soumises au prélèvement prévu à l’article 244 bis A du Code général des impôts.
En conséquence, les plus-values immobilières réalisées par des non-résidents sont à ce jour, assujetties à la contribution sociale au taux de 10,6 %.
La Loi de Finances pour 2025 modifie le calcul des plus-values immobilières des loueurs en meublé non professionnels (LMNP) pour les ventes conclues depuis le 15 février 2025.
Désormais, le prix d’acquisition doit être diminué des amortissements déduits (art. 39 C du CGI).
Les abattements forfaitaires de 7,5 % (frais d’acquisition) et 15 % (travaux) restent calculés sur le prix d’acquisition initial.
En cas de travaux au réel, leur montant doit également être réduit des amortissements déjà déduits (art. 39 C du CGI).
Seuls sont concernés les loueurs soumis au régime réel (le micro-BIC n'est donc pas concerné).
Le CERFA 2048 IMM 2025 prend en compte ces dispositions.
I - L’abattement exceptionnel applicable aux plus-values de cession d’immeubles bâtis situés dans le périmètre d’une grande opération d’urbanisme ou d’une opération de revitalisation des territoires est étendu, sous certaines conditions :
Il est fixé à 60 %, 75% ou 85%.
Il s’applique à la double condition que la cession soit précédée d’une promesse unilatérale ou synallagmatique de vente signée entre le 01/01/2024 et le 31/12/2025, et qu’elle soit réalisée au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle au cours de laquelle cette promesse a acquis date certaine.
(CGI, art. 150 VE modifié).
II - Les exonérations en faveur de la production directe ou indirecte de logements sociaux sont prorogées de 2 ans, soit jusqu’au 31/12/2025.
Condition de gabarit à respecter.
(CGI, art. 150 U, II, 7° et 8° modifiés).
NB : l’article 150 U II 7° du CGI n’est plus applicable aux immeubles situés en Corse.
Télécharger notre mémo 2024, résumé des principales règles des plus-values immobilières des non-résidents en France.
BREXIT, mise à jour 2022
Les contribuables britanniques peuvent être exonérés de CSG/CRDS sur leurs revenus de placement, au titre desquels figurent les plus-values immobilières, sous réserve que toutes les conditions suivantes soient remplies :
– être affilié à la sécurité sociale britannique ;
– être ressortissant ou résident légal de France, du Royaume-Uni ou d’un autre État membre de l’Union européenne ;
– ne pas être à la charge d'un régime obligatoire de sécurité sociale français.
Dans cette hypothèse, seul le prélèvement de solidarité de 7,5% (art. 235 ter du CGI) est dû.
Il demeure toutefois nécessaire de désigner un représentant fiscal accrédité.
Bon à savoir : il est possible de formuler des demandes de restitution pour les ventes signées à compter de janvier 2021.
Les Etats membres de l'Espace économique Européen
L'Espace économique européen regroupe les Etats membres de l'Union européenne et trois pays de l'AELE (Association européenne de libre échange) : Islande, Liechtenstein* et Norvège.
Allemagne
Autriche
Belgique
Bulgarie
Chypre
Croatie
Danemark
Espagne
Estonie
Finlande
France
Grèce
Hongrie
Irlande
Islande
Italie
Lettonie
Liechtenstein*
Lituanie
Luxembourg
Malte
Norvège
Pays-Bas
Pologne
Portugal
Roumanie
Slovaquie
Slovénie
Suède
Tchèque, République
*régime spécifique