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Nouvelles règles de calcul
des plus-values immobilières
La loi de Finances pour 2004 a modifié le calcul des plus-values
immobilières.
Les principaux changements sont les suivants :
Coefficients d'érosion monétaire
Les coefficients d'érosion monétaire ont été
supprimés, aucune réévaluation du prix d'acquisition
et des frais n'est plus possible.
Frais d'acquisition
Le forfait pour frais d'acquisition à titre onéreux
a été ramené à 7,5% du prix d'acquisition.
Les droits sur les successions ou les donations peuvent être
déduits.
Travaux
Les travaux ne sont pris en compte que s'ils sont réalisés
par une entreprise et sur présentation de
factures.
Le coût des matériaux achetés, par le contribuable,
ainsi que les travaux réalisés par le contribuable
lui-même, ne peuvent plus être pris en compte (sauf
en cas de construction neuve).
Il n'est plus possible d'avoir recours à une expertise,
pour chiffrer le montant des travaux.
En revanche, seulement après la cinquième
année de possession, le contribuable peut pratiquer
une majoration de 15% du prix d'acquisition au lieu de déduire
les factures.
Abattement
A compter de la sixième année, la
plus-value brute est diminuée d'un abattement de 10% par
an. Ainsi l'exonération sera acquise après 15 ans
de détention.
La plus-value imposable est diminuée d'un abattement de
1.000 euros par opération.
Il n'y a plus aucun autre abattement.
Intérêts d'emprunt
Les intérêts d'emprunt ne sont plus pris en compte.
Taux d'imposition
La plus-value imposable est taxée au taux de 16% pour les
résidents de la Communauté Européenne, au taux
de 33,33% pour les contribuables n'appartenant pas à la Communauté
Européenne, même en cas de clause d'égalité
de traitement.
Exonérations
• La plus-value réalisée sur la vente d'un
bien d'une valeur inférieure ou égale à 15.000
euros en pleine propriété est exonérée.
• Une exonération particulière est prévue
pour les plus-values réalisées lors de la cession
d'un bien ou droit immobilier qui constitue l'habitation en France
des personnes physiques non résidentes en France, ressortissantes
d'un Etat membre de la Communauté européenne, dans
la limite d'une résidence par contribuable et à condition
que le cédant ait été fiscalement domicilié
en France de manière continue pendant au moins deux ans à
un moment quelconque antérieurement à la cession.
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